• Les armes au yeux


    LES ARMES AUX YEUX


    J'avais l'air inutile dans mes habits civils
    Le temps passe aux geôles le suicide qui vous frôle
    L'oeil qui vous méprise, vous scrute vous défie
    Egaré dans la vague m'accrochant à la vie
    Seul dans le noir, tonnes de pierres coeur à part
    Je suis pourri de l'intérieur, porte blindée sur la peur
    L'odeur de ma couche, la perfection de sa bouche

    Mon coeur saigne toute ma rage
    Les armes au yeux, les larmes comme aveu
    Cathédrale de misère peuplée d'ombres sans âge

    Là-bas je devais me taire
    Au fond je devais me plaire
    Ils ont fouillé mon présent, enchaîné mon présent
    Compromis mon futur, civil, sexuel et nature

    J'ai la gangrène de l'intérieur
    Qui ronge la douceur qui s'estompe
    De cet endroit hostile
    Ma largesse d'esprit dans l'étroitesse des murs

    Mon coeur saigne, saigne toute ma rage
    Les armes au yeux, les larmes comme aveu
    Je suis fou de courir, de parler, de sentir

    Je suis tout le temps agressé
    La haine ne peut s'effacer
    On me parle de mes yeux, de leur couleur lavasse
    De leur froideur animale, le dégoût prend la place

    Mon coeur saigne sur toute mon âme
    Mon âme fait l'amour à son âme
    Dans mes nuits carcérales, les femmes restaient pénales.



     

    TRUST


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